Raclette au chaat masala servie à Parmelin : le Valais exige la mobilisation, Berne crée un groupe de travail
En visite d'État en Inde, le président de la Confédération s'est vu servir une raclette épicée. La neutralité suisse avait survécu à deux guerres mondiales, mais jamais à ça.

NEW DELHI. Il a tenu. Selon les menus publiés par la presse indienne, le président de la Confédération Guy Parmelin s’est vu servir le 5 octobre, à Hyderabad House, des pommes de terre rôties au fromage à raclette, au chutney de coriandre et au chaat masala, puis une « nusstorte » revisitée et une glace au masala chai. On ignore s’il a apprécié. Nos témoins, entièrement imaginaires, sont formels : le Vaudois a mangé. Il a même souri.
En Suisse, la nouvelle a provoqué un choc que les historiens comparent à Marignan, en plus épicé. À Sion, un comité de crise réclame la mobilisation de la brigade de montagne. « On a accepté la fin du secret bancaire, la fondue moitié-moitié et les bilatérales, a déclaré un fromager valaisan, la voix brisée. Mais il y a des lignes rouges. Les nôtres sont jaunes, et elles coulent. »
Au Conseil fédéral, fidèle à la collégialité, un porte-parole imaginaire a fait savoir qu’on « prenait acte ». Un groupe de travail interdépartemental déterminera d’ici 2029 si le chaat masala relève de la politique agricole, de la neutralité ou de la santé publique.
Un fonctionnaire fédéral évoque la réciprocité : « À sa prochaine visite, M. Modi aura droit à un butter chicken au gruyère. Et on verra qui cligne des yeux le premier. »
À l’heure où nous mettons sous presse, les candidats à la succession de M. Parmelin, qui quitte le Conseil fédéral à la fin de l’année, étaient priés de joindre à leur dossier un test de tolérance au cumin.
Le Cardon est un journal satirique. Cet article est une fiction.