Un Genevois se plaint des frontaliers pendant 3 heures, puis va faire ses courses à Annemasse
Il dénonce les bouchons à la douane, puis rejoint les bouchons à la douane.
GENÈVE. Un habitant des Eaux-Vives a dénoncé samedi les frontaliers pendant trois heures sans interruption, avant de prendre sa voiture pour aller faire ses courses à Annemasse.
« Ils bouchent tout, ils prennent nos places de parc, ils disent “en vrai” », a-t-il résumé à sa belle-sœur, en cherchant ses sacs réutilisables Carrefour.
Le retraité a ensuite passé 50 minutes dans le bouchon de Moillesulaz, où il a continué à pester contre « tous ces gens qui traversent la frontière pour rien ». Il est revenu avec quatre kilos d’entrecôte, onze packs d’eau et un pneu neige.
« Moi, ce n’est pas pareil, a-t-il précisé. Eux, ils viennent. Moi, je fais un saut. Et en plus, je fais vivre la France avec mon argent. Ils pourraient dire merci. »
Un sociologue de l’Université de Genève estime que 80 % des plaintes contre le trafic transfrontalier sont formulées depuis le trafic transfrontalier. Une caissière d’Annemasse confirme : « Ils râlent tous contre les Français. Puis ils demandent si on prend la carte suisse. »
L’homme prévoit de rédiger une lettre au Conseil d’État dès son retour de la station-service juste après Bardonnex, côté français, où il est allé faire le plein.
Le Cardon est un journal satirique. Cet article est une fiction.